Le 21 septembre, François Fillon, à Calvi : «Je suis à la tête d'un Etat qui est en situation de faillite sur le plan financier.» Depuis, les politiques de droite suivent. «Si la France était une entreprise, elle serait en faillite», entendait-on samedi sur une radio de la part du député UMP, Etienne Pinte. Les spécialistes ès UMP datent même de cette tirade le retour en grâce du Premier ministre, capable de dire la vérité aux Français, auprès de la majorité. L'Etat en faillite. Le recours à cette terminologie sent bon le Balzac des Illusions perdues. «Ma chère amie, je suis perdu, j'ai une lettre de créance que je ne peux pas honorer.» Il faut que l'UMP n'ait aucune culture économique pour se laisser convaincre d'une telle bêtise. Car s'il y a bien un Etat qui n'est pas en faillite, quelles que soit les difficultés rencontrées d'ailleurs, c'est la France. Qui le dit ? Les marchés financiers, c'est-à-dire le meilleur juge de paix pour un parti qui se proclame libéral. La coïncidence est amusante : pas plus tard que le 20 septembre, la veille de la sortie de Fillon, l'agence France Trésor, qui s'occupe de gérer la dette de l'Etat, publiait un communiqué. Et que disait-il ? Il faisait état de la dernière émission effectuée le matin même qui fut, comme les précédentes, un succès : 4 milliards d'euros empruntés d'un coup sur les marchés. Il a fallu refuser du monde. Ainsi, il a été adjugé 1,5 milliard d'euros de bons du Trésor à intérêts annuels
Loin de la «faillite», la France a encore du crédit
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ParNicolas Cori
Publié le 01/10/2007 à 0h26
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