Scandinavie
de notre correspondante
Près de 100 000 personnes sont descendues dans les rues du Danemark, hier, pour y défendre l'Etat-providence. Avec, pour mots d'ordre : «Non à la privatisation», «Non aux allégements fiscaux», ou encore, «Plus de mains et plus de salaire». Fait rare, la Confédération des employés (FTF) s'est jointe au mouvement, organisé par la centrale syndicale LO et des associations étudiantes. Autre première : la participation des forces de l'ordre, qui n'avaient pas manifesté depuis plus de vingt ans. «Nous voulons rappeler que l'Etat-providence et la sécurité vont ensemble et qu'on ne peut avoir l'un sans l'autre», expliquait, la veille, le patron du Syndicat de la police, Peter Ibsen.
Infirmières. En fin de matinée, le chef du gouvernement libéral, Anders Fogh Rasmussen, a présenté son discours de politique générale devant le Parlement. Prenant soin de rappeler son attachement au système de protection sociale, il a constaté que l'augmentation de la main-d'oeuvre serait «la tâche la plus importante» de son gouvernement. Les Danois ne devront pas seulement travailler plus et plus longtemps ; le pays devra recruter massivement à l'étranger et réformer son Etat-providence, pour faire face à la pénurie de main-d'oeuvre. Au cours des derniers mois, 58 000 emplois n'ont pu être pourvus au Danemark. Partout, les patrons disent refuser des commandes faute de main-d'oeuvre. Le secteur public n'est pas ép




