Bordeaux
de notre correspondante
Il aura fallu plus d'un an et demi pour dénouer l'affaire Toyal, cette entreprise implantée à Accous, dans une vallée sauvage des Pyrénées-Atlantiques, avec laquelle le député Jean Lassalle avait entamé un bras de fer pour empêcher son extension à Lacq, plus loin du village.
C'est aujourd'hui que les protagonistes devraient mettre un point final à l'histoire. L'Etat, la région, le département, la communauté de communes et les présidents de Toyal Europe et Toyo Aluminium (la maison mère nippone) se retrouvent en début d'après-midi à Pau pour entériner un protocole d'accord. C'est donc bien au fond de la vallée d'Aspe, comme avait réussi à l'imposer le député au terme de sa grève de la faim, que Toyal réalisera ses projets d'agrandissement. L'entreprise spécialisée dans la production de poudres d'aluminium veut implanter une ligne de broyage en plus, acquérir un atomiseur et créer de nouveaux stockages. Ce projet devrait se traduire par la création de six emplois.
Le montage financier aura été compliqué à finaliser pour l'Etat et les collectivités. Deux précédentes conventions n'avaient débouché sur aucun compromis, Toyal jugeant trop élevé le prix du terrain, et insuffisante la prise en charge du surcoût par rapport à une installation à Lacq. Il a fallu réduire les aménagements envisagés et abandonner le projet de déviation de la route qui dessert le village en amont.
Toyal débloquera donc 6 530 000 d'euros pour l'investissement industriel.




