Nokia, roi du téléphone portable. Mercredi, le finlandais a annoncé que son bénéfice net avait progressé de 85 % au troisième trimestre (1,56 milliard d'euros), pour un chiffre d'affaires en hausse de 28 %. Avec 111,7 millions de terminaux écoulés entre juillet et septembre 2007, le groupe rafle 39 % des parts du marché mondial réalisant sa meilleure performance depuis 2003 et creusant encore l'écart avec ses concurrents. Les ventes de Nokia ont enregistré leur plus grosse progression en Afrique et au Moyen-Orient (+45,1 %), ainsi qu'en Asie (+41,1 %). Très tôt implanté dans ces régions, le finlandais est l'équipementier qui profite le mieux de l'énorme demande en provenance des pays émergents. Au troisième trimestre, Nokia a ainsi vendu près de 19 millions de terminaux en Chine.
Attentes. «La force de Nokia est d'avoir développé très tôt un portefeuille de produits destinés à ces pays», constate Gontran Filet de l'institut Idate. Et notamment des téléphones à très bas prix. La crise traversée par le groupe en 2004 aura eu du bon. Ratant le virage de la mode, Nokia passe sous la barre des 30 % de parts de marché. L'heure de la remise en cause a sonné. Le groupe décide de revoir sa stratégie. Une enquête réalisée auprès de 70 000 consommateurs, dans 63 pays, lui permet d'identifier les attentes de ses clients. «Nous avons pu constater que même dans de petits villages en Afrique, certains attachent plus d'importance au design et d'autres à l'usage», remarque




