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Les rapports du CAC 40 à l'épreuve

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Publié le 26/10/2007 à 1h06

Dans le métro, à la télé, dans les journaux. partout les pubs des entreprises du CAC 40 font miroiter leurs prétendus mérites écolos. L'enquête de l'agence Capitalcom, publiée mardi, a le mérite de remettre les choses un peu à plat. Cette agence de «communication financière et de développement durable» a réalisé pour la première fois cette année, avec l'ambition de la renouveler tous les ans, une étude auprès des 40 plus grosses capitalisations de la Bourse de Paris. Le but ? Evaluer la communication des entreprises sur les enjeux environnementaux.

Décalage. Basée sur les documents mis à la disposition des actionnaires (rapport annuel, site web, etc.), l'enquête permet de faire le tri entre «les déclarations qui ne mangent pas de pain et n'engagent personne», explique Jean-Denis Errard, pilote du projet, et les pratiques réelles. Capitalcom a ainsi noté chaque entreprise à partir de 30 critères : la moitié relevant du code de commerce, l'autre permettant de jauger l'engagement environnemental. En ressort un décalage : trois sociétés sur quatre communiquent bien sur l'exigence environnementale, mais une sur trois ne respecte pas l'obligation légale de rendre compte de l'impact de ses activités sur l'environnement.

Voici ce qui seraient les sept meilleurs élèves du CAC 40 : L'Oréal, Lafarge, LVMH, Michelin, Suez, Veolia, et ST Microelectronics. Aux yeux d'Errard, la performance de ce dernier est «d'autant plus remarquable que son activité est moins connue du public

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