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Deux maïs OGM fauchés par un commissaire européen

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Publié le 29/10/2007 à 1h09

De notre correspondante à Bruxelles (UE) Le commissaire européen à l'Environnement, Stavros Dimas, veut refuser l'autorisation de cultiver deux maïs génétiquement modifiés. S'il y parvient, c'est un véritable tournant dans la politique de l'exécutif européen, qui, jusqu'ici, s'est montré favorable aux OGM.

Etat des lieux

Aujourd'hui, un seul OGM peut être cultivé dans toute l'Union européenne. Il s'agit du maïs Monsanto 810. Il est surtout présent en Espagne, mais également en France, en Allemagne ou au Portugal. Pour autant, la culture d'OGM reste marginale en Europe. Elle représente moins de 1 % des terres cultivées. L'autorisation de ce maïs transgénique remonte à 1998, c'est-à-dire juste avant le moratoire décrété par sept Etats membres, dont la France. Ces derniers exigeaient alors une réglementation sur la traçabilité et l'étiquetage des OGM, de manière à ce que le consommateur ait, au moins, la liberté de choix. Ce qui a été fait en juillet 2003. La nouvelle législation européenne est entrée en vigueur en avril 2004 et, en mai, le maïs BT 11 a été autorisé, levant, de facto, le moratoire. Mais cette autorisation, et toutes celles qui ont été accordées depuis, n'ont concerné que la commercialisation, que ce soit à des fins d'alimentation humaine et animale ou à des fins de transformation industrielle, d'OGM importés. Ils sont aujourd'hui au nombre de quinze.

Pourquoi, cette fois, refuser ces deux maïs OGM ?

Il s'agit cette fois de donner le feu vert à

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