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Interview

«Je peux très bien être sacrifié sur l'autel du Grenelle»

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Environnement. Convoqué lundi chez le juge, José Bové revient sur sa possible incarcération.

Publié le 10/11/2007 à 1h25

José Bové était convié vendredi matin par Nathalie Kosciusko-Morizet à un petit-déjeuner «post-Grenelle» avec Greenpeace et ses amis Faucheurs volontaires au ministère de l'Ecologie. Au menu : le moratoire OGM. Le leader paysan, qui a totalisé 1,32 % des voix comme candidat de la gauche alternative à la présidentielle, a informé la ministre de sa possible incarcération, lundi, suite à sa condamnation à quatre mois de prison ferme pour avoir arraché un plant de maïs OGM à Menville (Haute-Garonne), en juillet 2004. Bové a déjà purgé une peine de quarante-quatre jours, en 2003, pour la destruction d'un McDo à Millau (Aveyron). Vous avez rendez-vous lundi avec la juge d'application des peines. Risquez-vous la prison ? Je suis convoqué à 14 heures au tribunal de Millau. Selon la procédure, à partir du moment où ma condamnation est inférieure à un an, la juge d'application des peines peut me proposer des aménagements de peine. Soit elle formule des propositions et renvoie le dossier au parquet - et le ministère de la Justice peut alors intervenir. Soit le procureur général est présent dans son bureau - et il peut, au choix, décider de m'incarcérer immédiatement ou me proposer une peine aménagée. Accepterez-vous un aménagement de peine ? Je n'accepterai aucun aménagement de peine qui me prive de ma liberté de circuler ou de pratiquer mes activités militantes. Je refuse donc le bracelet électronique. Quant à aller dormir en prison le soir, c'est matériellement impo

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