De notre correspondante à Bruxelles, L'affaire est entendue, les compagnies aériennes vont devoir s'atteler à la lutte contre le réchauffement de la planète. Les eurodéputés ont adopté, hier, en première lecture, à Strasbourg, la proposition de directive de la Commission européenne destinée à limiter les émissions de CO2 générées par l'aviation. Reste cependant à s'entendre sur le niveau exact de cette contribution. Les parlementaires ont significativement durci le texte. Mais les ministres européens de l'Environnement, co-législateurs, n'ont pas encore eu leur mot à dire.
Concrètement le dispositif imaginé par la Commission vise à intégrer le transport aérien dans le système européen d'échange de quotas d'émissions de CO2, sorte de bourse au carbone créée en 2005 qui impose aux industriels de respecter un plafond de CO2. Ceux qui n'utilisent pas tous leurs «droits à polluer» peuvent les revendre à ceux qui n'arrivent pas à respecter leurs quotas. L'objectif étant d'inciter à investir davantage dans les technologies propres. Mais le secteur des transports n'était jusqu'à présent pas concerné.
Pourtant un aller-retour Londres-New York pour une personne en avion génère à peu près la même quantité de CO2 qu'un Européen moyen pour chauffer son logement durant toute une année. Même si la part de l'aviation dans les émissions globales de gaz à effet de serre de l'UE reste modeste, autour de 3 %, elle augmente très rapidement (+ 87 % depuis 1990). Aussi les eurodéputés ont-ils chois




