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Pour geler le plan social chez Miko, la CGT est prête à lâcher les RTT

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Publié le 16/11/2007 à 1h31

ASaint-Dizier (Haute-Marne), les glaces Miko mettent le paysage syndical cul par-dessus tête. En cause, les déclarations d'un responsable CGT de cette usine appartenant au groupe Unilever qui vient d'annoncer, pour 2008, une restructuration prévoyant 254 suppressions de postes sur 493 : «Les RTT, quand on est au chômage, ça ne sert pas à grand-chose [.]. On est prêt à discuter là-dessus pour éviter que la moitié d'entre nous ne se retrouve au chômage», affirmait mercredi Hervé Mazelin, cité par l'AFP. Il y a eu une «erreur» des médias, plaide désormais le syndicaliste. Confronté à l'hostilité de la CFDT et à l'incompréhension de la base, il ne veut pas donner l'impression de brader les acquis sociaux. Mais sur le fond, l'idée de la négociation est bel et bien là.

«Contre-courant». Les représentants de la CGT et de FO l'ont suggéré mercredi, lors d'une réunion avec le préfet. «Plutôt que de nous présenter d'emblée un plan social, la direction aurait pu réfléchir à la flexibilité et aux RTT, raconte Hervé Mazelin. C'est une réflexion qui a été lancée. C'est tout de même déplorable qu'elle vienne des syndicats.» Ce type de réflexion est en effet plus souvent initié par les directions d'entreprises, avec menace de plan social ou de fermeture à la clé. «On essaie de sauver le maximum d'emplois, embraye Bruno Thyes, de FO. On ne pourra pas nous taxer de ne pas essayer de faire avancer les choses.»«OK, on est à contre-courant parce qu'on

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