Il n'y aura pas de ministre pour inaugurer ce week-end le tramway du Mans - tout le gouvernement est en séminaire à Rambouillet (Yvelines). «Ça va être d'une grande originalité, s'étonne le maire de la ville Jean-Claude Boulard. Peut-être que, quand la parole de l'Etat n'est pas tenue, c'est un peu difficile pour ses représentants d'être présents.» La parole ? Le Mans comptait sur 42,7 millions d'euros de subventions de l'Etat pour réaliser ses 15 km de ligne. A la fin de l'année, la ville en aura touché 12,4. Sur un budget global d'un peu plus de 300 millions, la différence n'est pas mince : «Si on doit emprunter, le coût final ne sera évidemment pas le même», s'inquiète Didier Bahin, directeur général de la communauté urbaine. Retour sur un problème de financement qui dépasse les frontières de la Sarthe.
Mal loties. En mars 2002, le projet du Mans fait l'objet d'un arrêté de prise en considération, signé par le ministre des Transports d'alors, Jean-Claude Gayssot. Mais fin 2003, le gouvernement Raffarin supprime toutes les subventions aux transports urbains. «Du jour au lendemain, on a appris l'arrêt des financements, note Olivier Landel, délégué général de l'Association des communautés urbaines de France (Acuf). Soit 650 millions d'euros sur l'ensemble des projets en cours pour lesquels il y avait eu une forme d'engagement de l'Etat.» Avec d'autres associations d'élus, l'Acuf hante les ministères pour récupérer de l'argent.
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