Menu
Libération

«La tendance est à la reprise mais aussi à la radicalisation»

Réservé aux abonnés

Grève. Alors que le trafic revient à la normale, des grévistes dressent le bilan de leur action.

Publié le 23/11/2007 à 1h39

La grève des transports devrait aujourd'hui toucher à sa fin. La SNCF et la RATP tablent sur une reprise progressive et un trafic quasiment normal ce week-end, après le vote d'une majorité d'assemblées générales en faveur de la reprise du travail.

Gare de Lyon, SNCF

Fief de Didier Le Reste, patron de la CGT cheminots, la gare de Lyon, à Paris, n'a pas suivi l'appel à une suspension de la grève défendue par le syndicat majoritaire à la SNCF. Deux AG sur trois ont reconduit le mouvement. Au grand dam des délégués CGT, qui contraient les arguments de SUD rail en arguant d'un faible nombre de grévistes (14,5 % selon la direction). «Quand la CGT a appelé à la reprise, ça a été la cohue, les grévistes n'ont pas compris. Car hier, on n'a rien obtenu sur nos revendications, rien ! dit Anissa, guichetière militante à SUD rail que Libération suit depuis le 14 novembre. Un fossé se creuse entre les cheminots et la CGT.» Elle se prépare à une AG plus «houleuse» aujourd'hui. Voire à «être obligée» de retravailler demain.

Marseille, SNCF

Seuls les conducteurs continuent la grève. Deux AG sur trois ont voté la suspension du mouvement. «Une façon de ménager sa monture», note Marc Pastorelli (CGT). Et d'être réaliste : «On est partis à 75 % de grévistes. On en est à 22 %», admet André Ori (CGT) . La CGT a donc gagné, contre SUD et FO.«Sidérant, dit Fred Michel, de SUD. Huit jours de grève pour ça. Du saupoudrage, des cacahuètes.» SUD

Dans la même rubrique