Un mois après l'acmé de la communication grenellienne - le discours de Sarkozy à l'Elysée, le 25 octobre, entouré de José Manuel Barroso et d'Al Gore - où se trouve l'ovni institutionnel ? S'est-il perdu dans le vortex de l'agenda gouvernemental ? Il paraît que non. «Attendez. le Grenelle a sa logique. Les acteurs ont travaillé dans des groupes pour déterminer des objectifs ; les opérateurs doivent désormais se mettre en synergie, nous a confié vendredi Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables (Medad). Il se peut que certains acteurs soient opérateurs, mais pas tous. Par exemple, France Nature Environnement est consulté sur les OGM mais pas sur la rénovation thermique des bâtiments publics.»
Trou noir. A sa décharge, le ministère est en pleine réorganisation, tout occupé à fusionner ses administrations. Et l'agenda écologique est chargé, avec des négociations sur le climat qui débutent à Bali (Indonésie) le 3 décembre. Pendant ce temps, le Grenelle semble être tombé dans un trou noir - au moins médiatique.
D'abord, les fameux comités opérationnels, censés plancher sur les modes de financement, le cadre réglementaire ou les obstacles à surmonter, ne sont toujours pas constitués, sauf ceux consacrés à la forêt et aux pesticides. Selon le Medad, il devrait y en avoir une grosse trentaine d'ici à la fin du mois. Du côté des ONG, on s'inquiète parce que la fameuse parité ONG-syndicats-collectivités-Etat-patrons




