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Libération
Reportage

A Lokeren, on trie plus pour payer moins

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Publié le 28/11/2007 à 1h44

Ici, on paie, bien sûr, ce que l'on achète, mais aussi ce que l'on jette. Il y a presque sept ans, Lokeren, petite ville flamande, entre Gand et Anvers, et cinq cités des alentours ont été les premières à mettre en place un système de paiement au poids des ordures ménagères. Depuis, plus de 40 communes ont adopté un système équivalent et les conversions se poursuivent. Déjà une large majorité de communes applique le principe pollueur-payeur aux déchets via un système de tarification différencié et individualisé. Résultat : la Flandre recycle 70 % de ses déchets. Un taux plus de trois fois supérieur à celui de la France.

Puce. Mais comment font-ils ? Direction l'IDM, l'intercommunale de Durme-Moervaart, qui gère le système de collecte et de traitement des déchets ménagers des 105 000 habitants des six communes concernées. Chaque famille détient deux conteneurs, un vert pour les déchets organiques, qui terminent en compost, un gris pour les déchets résiduels, ceux qui ne sont pas recyclés et finissent à l'incinérateur (en Flandre, les décharges sont interdites). Chaque conteneur, équipé d'une puce électronique, enregistre et garde en mémoire toutes les pesées effectuées deux fois par semaine lors de la tournée des camions poubelles de l'IDM. Les habitants paient une taxe annuelle fixe de 80 euros et reçoivent ensuite une facture tous les six mois. Le kilo de déchets organiques coûte 0,12 euro et celui des déchets résiduels presque le double. En moyenne annuelle, la facture s'él

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