Depuis mercredi matin, les 181 salariés de Wimetal sont enfermés dehors. A l'heure de prendre leur poste, à Wissembourg (Bas-Rhin), ils ont découvert les portes d'accès à l'usine cadenassées sur décision de la direction, qui a aussi fait appel à une société de surveillance extérieure dont les vigiles patrouillent avec des chiens. Ce lock-out intervient alors que l'entreprise et les syndicats négocient l'enveloppe qui sera allouée aux salariés, bientôt licenciés dans le cadre d'un plan social ; Wimetal, filiale de l'américain Tenneco, ayant annoncé en septembre son intention de cesser l'activité début 2008.
«Menaces». Pour justifier la fermeture définitive du site, la direction de l'équipementier automobile, spécialisé dans les composants de systèmes d'échappement, évoque «une forte baisse de la demande des marchés, associée à une concurrence accrue entraînant une surcapacité économiquement intenable». Et pour expliquer le blocage actuel, elle affirme dans un communiqué avoir «dû faire sécuriser le site de Wissembourg en raison de rumeurs grandissantes faisant peser de sérieuses menaces sur la sécurité de l'ensemble des personnels et l'intégrité de l'outil de production». Les ouvriers de l'équipementier sont donc invités à rester chez eux, «avec l'assurance de conserver leur rémunération».
«Nous, on est là pour travailler, mais la direction nous en empêche !» s'énerve Necati Basak, de la CGT, syndicat majoritaire sur le site. Avec d'autres ouvriers,




