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Libération

Pour la nouvelle année, GDF y va de sa flambée

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Publié le 06/12/2007 à 1h54

En ces temps de préoccupation élyséenne sur le pouvoir d'achat (lire page 12), il y a des demandes qui tombent mal. Comme celle que s'apprête à faire la direction de Gaz de France au ministère de l'Economie. Le groupe présidé par Jean-François Cirelli va ainsi réclamer une augmentation des tarifs pour les particuliers. Selon la Tribune et les Echos, la hausse demandée serait de 6 %. Ni la direction ni le ministère de l'Economie n'ont confirmé le chiffre. «Nous n'avons encore reçu aucune demande», expliquait hier Bercy. Mais d'ores et déjà, le gouvernement semble avoir accepté le principe d'une hausse des tarifs. «Il est difficile d'imaginer que les prix n'augmentent pas», confiait hier une source gouvernementale. «Il est probable qu'il y ait une hausse, mais elle sera la plus modeste possible», a déclaré hier Bernard Accoyer, le président de l'Assemblée.

«Actionnaires». Plusieurs arguments sont avancés. Depuis dix-huit mois, les prix administrés du gaz sont restés stables, alors que les coûts d'approvisionnement ont augmenté. De quoi provoquer un manque à gagner de 950 millions d'euros, selon GDF. Les contrats d'approvisionnement passés entre le français et ses fournisseurs étrangers sont indexés sur le prix du pétrole. Qui est passé de 53 dollars, au 1er janvier 2007, à un peu plus de 90 dollars (62 euros) ces derniers jours. GDF est soumis aussi à une pression boursière importante, alors que son projet de fusion avec Suez n'est toujours pa

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