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Premières défections post-Grenelle

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Environnement.

Publié le 07/12/2007 à 1h55

C'est un grain de maïs qui n'en finit plus de gripper la machine du Grenelle de l'environnement. Le groupe de travail sur les OGM était déjà le seul dont des participants avaient claqué la porte pendant les travaux préparatoires. Hier, la publication du décret instaurant la haute autorité et surtout de l'arrêté suspendant la cession et l'utilisation des semences de maïs MON-810 a provoqué la surprise et parfois la colère des protagonistes. L'Alliance pour la planète, qui regroupe 80 associations, a même décidé de suspendre sa participation au Grenelle.

«Quand on a découvert l'arrêté tôt ce matin [hier, ndlr], tout le monde s'est demandé "mais qu'est ce qu'ils ont voulu faire", raconte Arnaud Gossement, porte-parole de France Nature Environnement (FNE), un des autres grands acteurs associatifs du Grenelle. C'est une sorte de compromis qui finalement mécontente tout le monde.» L'arrêté du ministère de l'Agriculture stipule en quatre lignes que «la cession et l'utilisation des semences [de MON-810] sont suspendues jusqu'à la publication d'une loi relative aux organismes génétiquement modifiés et au plus tard jusqu'au 9 février 2008».

«Scandalisé».«Une insulte à l'intelligence des Français et des écologistes, s'est indigné Yann Wehrling, porte-parole des Verts. A quoi sert l'interdiction pendant l'hiver de la vente d'une graine qui se sème au printemps ?» Si la loi n'est pas votée le 9 février, rien n'empêchera de semer. D'autant q

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