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Libération

En Egypte, Lafarge cimente son implantation au Moyen-Orient

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Publié le 11/12/2007 à 1h58

Le cimentier Lafarge a bien compris que ses plus gros marchés se trouvaient désormais dans les pays émergents où l'on bétonne à tout va («après l'eau, c'est le béton que les hommes consomment le plus au monde», selon son président, Bruno Lafont). Afin de prendre de l'avance sur son principal concurrent, le suisse Holcim, qui vient de renforcer sa position en Inde, le groupe français a annoncé hier le rachat de l'égyptien Orascom Cement pour 8,8 milliards d'euros. Cette acquisition, qui va augmenter la capacité de production de Lafarge de 50 % d'ici à 2010, a été saluée par la Bourse. C'est que, grâce à Orascom, le cimentier français va prendre pied dans tous ces pays du Moyen-Orient dopés par les revenus du pétrole et du gaz. Une manne. Nassef Sawiris, le patron de la société égyptienne, devient le deuxième actionnaire de Lafarge (11,4 %) derrière Bruxelles Lambert, la holding du milliardaire belge Albert Frère (15,9 %).

Fleurons. Onsi Sawiris, chef de la dynastie Sawiris et père de Nassef, est donc un homme heureux. Et fier. Au printemps, dans les jardins de l'ambassade de France au Caire où son fils Naguib recevait la Légion d'honneur, ce septuagénaire discret mesurait en souriant l'ampleur de sa réussite. Fondateur en 1950 du groupe Orascom, à l'origine axé sur le BTP, l'industriel égyptien a créé un empire aux ramifications mondiales, administré par ses trois fils. Le benjamin, Nassef, dirige Orascom Construction Industries, la branche bâtiment, un poids lourd en

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