Après le Maroc, l'Algérie et la Libye, Sarkozy va-t-il réussir à vendre le nucléaire français au Moyen-Orient ? Le président français, en visite dans la région, a proposé dimanche au roi Abdallah d'Arabie Saoudite d'envoyer sur place une équipe du Commissariat à l'énergie atomique (CEA). Le souverain saoudien a pris bonne note de la proposition, mais n'a pas dit oui. En revanche, avec les Emirats arabes unis, cela semble très sérieux. Aujourd'hui, le président français doit signer à Abou Dhabi avec les autorités du pays «un accord de coopération pour l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire». Et d'ores et déjà, les industriels français sont prêts à assurer le suivi commercial.
Hier a en effet été annoncé un accord inédit dans l'industrie nucléaire française. Areva, Suez et Total se sont alliés pour proposer aux Emirats une offre clés en main de deux centrales nouvelle génération EPR de 1 600 mégawatts chacune. Areva s'occuperait de la construction d'une partie de la centrale et du cycle du combustible, comme il le fait déjà en France. Suez, qui exploite des centrales nucléaires en Belgique, apporterait son «expertise d'opérateur».
Quant à Total, il s'agirait d'une grande première, même si son rôle semble mal défini. Le groupe pétrolier, dont le directeur général, Christophe de Margerie, ne cache pas son ambition de se développer dans l'atome, est appelé pour «sa capacité à mener à bien de grands projets industriels» et «sa présence historique au M




