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Pour son port, Rouen aimerait refaire le lit de la Seine

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Publié le 18/01/2008 à 1h59

Un mètre. Il manque un mètre de tirant d'eau, ici et là dans le chenal de la Seine pour, selon le port de Rouen, mieux accueillir les navires de demain, toujours plus gros. Dans le premier port céréalier d'Europe et premier port français pour l'agroalimentaire et l'agro-industrie, les vraquiers (ces cargos qui transportent des marchandises en vrac) chargent de l'essence raffinée pour les Etats-Unis, des céréales pour le Maghreb. Côté import, ils déchargent gazole et granulats.

Ces navires n'échappent pas à la course au gigantisme que connaît la flotte mondiale : la nouvelle génération de vraquiers (les Handymax) transporte jusqu'à 50 000 tonnes de marchandises à pleine charge, contre 35 000 actuellement, avec un tirant d'eau de 11 à 12 mètres. Le port de Rouen veut donc améliorer ses accès maritimes et augmenter son tirant d'eau, à peine supérieur à dix mètres. Et, pour cela, creuser le chenal. Coût global : 185 millions d'euros, financés à plus de 80 % par des fonds publics.

Raboter.Ce projet consiste, au long des 120 kilomètres du chenal de navigation qui relient le port à l'estuaire, à raboter de 20 centimètres à un mètre les points hauts du lit du fleuve, «10 % seulement des fonds», insiste le port autonome. Sept zones de dragage ont été identifiées. Ces dépôts de sédimentation, sables, vases et graviers, représenteraient six millions de mètres cubes.

«Ne rien faire, affirme le directeur commercial du port de Rouen, Martin Butruille, nous ferait perdre 5 mi

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