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Les égoïsmes nationaux étouffés, l'Europe peut s'attaquer au CO2

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Publié le 23/01/2008 à 2h03

Lutter contre le réchauffement de la planète, tous les pays européens sont d'accord, mais à condition que ce soit les autres qui fassent les efforts. «Nous savons depuis le tout début que transformer l'Europe en une économie peu gourmande en carbone n'est pas une tâche facile», a reconnu le 16 janvier devant le Parlement européen, réuni à Strasbourg, le président de la Commission européenne, José Manuel Durão Barroso. De fait, les risques économiques sont clairs : fermeture des entreprises les plus polluantes, délocalisations dans des pays peu regardants sur l'environnement, baisse de la compétitivité des produits européens, changements douloureux des modes de production et de vie. Et la facture s'annonce salée : selon un haut fonctionnaire de la Commission, 120 milliards d'euros par an pour transformer l'économie européenne. De quoi hésiter, effectivement. «Mais c'est le moment de faire preuve de sérieux, de sens des responsabilités et de cohérence par rapport à nos engagements», s'est fâché Barroso, manifestement agacé par l'intense lobbying auquel se livrent les Vingt-Sept depuis une dizaine de mois pour se repasser la patate chaude.

Locomotive mondiale. Le suspense prend fin aujourd'hui : la Commission va dévoiler à midi un ensemble de mesures destinées à réduire les émissions de CO2 pays par pays (lire encadré). C'est au Conseil européen des chefs d'Etat et de gouvernement des 8 et 9 mars 2007 que l'essentiel s'est joué. Fière d'être la locomotive mondiale

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