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Gandrange veut croire à une solution alternative au plan Mittal

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Publié le 29/01/2008 à 2h07

Obtenir un gel du plan de restructuration. A défaut, jouer la montre. C'est le leitmotiv de l'intersyndicale CFDT-CGT-CFE-CGC du site ArcelorMittal de Gandrange (Moselle) depuis l'annonce par le numéro un mondial de l'acier, le 16 janvier, de 595 suppressions de postes sur 1 000 d'ici à 2009. Reçu hier à l'Elysée par Nicolas Sarkozy, le PDG du groupe, Lakshmi Mittal, a semblé valider le second terme de l'alternative. «Après avoir rencontré le Président et, comme il l'a proposé, j'ai accepté d'étudier des propositions alternatives viables avec les syndicats jusqu'au début du mois d'avril [.]. Jusqu'à cette date, tout est ouvert», a-t-il affirmé à l'issue de son entretien. De son côté, Sarkozy «a indiqué qu'il appuierait toutes les solutions qui présenteraient une viabilité économique à moyen et long terme», précise un communiqué de l'Elysée. Le Président pourrait rencontrer les syndicats de Gandrange jeudi.

«Cagnotte». Mais sur le fond, le PDG d'ArcelorMittal ne cède rien. Les grandes lignes de son plan sont tracées : «Comme je l'ai déjà dit, il n'y aura pas de suppressions d'emplois à Gandrange, chaque employé pourra bénéficier d'un autre emploi dans les usines du groupe de la région.» Et d'annoncer la mise en place d'une cagnotte de 20 millions d'euros pour le «reclassement des personnels». Les syndicats et le cabinet d'expertise Syndex, mandaté par le comité d'entreprise (CE), ont donc un peu plus de deux mois pour inverser la tendance. Suffisant

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