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L'amer précédent de Matra à Romorantin

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Publié le 29/01/2008 à 2h07

Quand Jean-Luc Lagardère décide de claquer la porte de Romorantin-Lanthenay (Loir-et-Cher), en février 2002, la ville est sous le choc. Et pour cause. Depuis près de quarante ans, cette ville moyenne de 20 000 âmes vivait au rythme industriel des trois usines Matra. De ses chaînes sont sortis les Renault Espace et Avantime, employant jusqu'à 2 200 salariés. Puis, du jour au lendemain, plus rien. Jeanny Lorgeoux, le maire (PS) de Romorantin et ex-directeur de Lagardère, était sûr d'avoir fait son possible pour la reconversion du site : «Lorsque j'ai compris que la fermeture était inéluctable, je suis intervenu auprès de Lagardère qui a mis en place un plan social exemplaire», indiquait-il à Libération fin 2005. Aujourd'hui, le contrat de site est bouclé et le bilan mitigé.

L'ensemble des partenaires institutionnels et Lagardère y ont apporté 50 millions d'euros pour financer le reclassement d'un millier de salariés et la revitalisation du bassin d'emploi. Sur les 1 200 anciens «Romo» concernés par le plan, 300 n'ont toujours pas retrouvé de CDI, selon les chiffres officiels. A l'échelle d'une ville comme Romorantin, ça fait mal. «Avec 920 chômeurs contre 1 500 au plus fort de la crise, nous allons moins mal, temporise Lorgeoux. Les entreprises locales ont su absorber une grande partie des "Romo".» Pierre Bertoux, délégué CGT du groupe Lagardère dénonce : «Toutes les aides ont été distribuées dans la plus parfaite opacité. On a décidé du sort des

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