Le PDG du groupe Danone, Franck Riboud, était très satisfait hier de ses résultats, avec un chiffre d'affaires en hausse de 5,9 %, à près de 13 milliards d'euros, et un bénéfice net qui a quadruplé. Mais, comme le précise un communiqué, «quelques vents contraires» ont impacté ces résultats. Retour sur les péripéties d'une année historique pour le numéro 1 mondial des produits laitiers.
Une hausse record des matières premières
La flambée du cours de la poudre de lait, qui a doublé en 2007, a entraîné un surcoût extraordinaire de 300 millions d'euros pour le groupe. «Nous les avons totalement absorbés en passant des hausses de tarifs de 5 à 10 % partout dans le monde, dès l'été 2007», a indiqué Franck Riboud. En France, les produits laitiers ont augmenté de 10 % en novembre, provoquant l'ire de la Coordination rurale. Pour le syndicat paysan, le prix du lait (qui a augmenté de 20 % sur un an) ne pèse que 20 % du produit fini facturé par Danone. Donc «l'impact réel de cette hausse devrait se limiter à 1,4 %» pour l'industriel français. Et là où Danone joue coup double, c'est que les hausses de prix n'ont manifestement pas freiné les consommateurs puisque ses «produits laitiers frais ont enregistré un taux de croissance record de 12,2 % dans le monde et de 5 % pour la France», selon le groupe. Une étude, publiée hier, indique par ailleurs que la consommation de yaourts a augmenté de moitié ces dix dernières années, et de 70 % pour les desserts lactés. La marge




