«Il n'y aura pas de "loganisation" de Renault», a assuré hier Carlos Ghosn, à l'annonce des résultats du groupe qu'il dirige. Pourtant la Logan a bien été le principal moteur du chiffre d'affaires 2007, en hausse de 1,8 % à 40 milliards d'euros (pour un résultat exploitation qui grimpe de 41 %). Sa percée est spectaculaire dans le monde, mais aussi - et c'est plus gênant pour Ghosn - en France. La voiture entièrement produite à l'étranger (Roumanie, Russie, Inde, Brésil, Iran.) y est arrivée en catimini en 2005, après un revirement de stratégie de Louis Schweitzer (l'ex-PDG) qui, à l'origine, devait réserver la Logan aux pays émergents. Mais pourquoi se priver d'une voiture très profitable, dont la marge (6 à 8 % du chiffre d'affaires) est au moins deux fois supérieure à celle du groupe (3,3 %) ? L'année dernière, en France, les ventes Renault ont baissé de 1,8 % quand celles de Dacia (Logan berline et Logan break) ont explosé de 75 %. Un exploit surtout dû à la très courue version break, qui ressemble de loin à une Scénic, en deux fois moins cher. D'un coup, la low-cost s'est hissée en 13e place du palmarès national, coiffant au poteau la Polo, la Golf ou la Laguna (lire ci-contre). Pris au dépourvu, les concessionnaires voient leur délai de livraison s'allonger : «Il faut compter quatre mois, bientôt cinq, pour la break», explique un vendeur du Val-de-Marne. Deux mois suffisent pour une Clio. «Ce qui plaît aux gens, au-delà de son prix, résume le comme
Pour mémoire
Renault dérouté par le carton français de la Logan
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Publié le 15/02/2008 à 2h20, mis à jour le 15/02/2008 à 2h20
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