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Libération
Reportage

Dans le Médoc, explosion de colère à cause d'un projet gazier

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Publié le 22/02/2008 à 2h26

C'est le dernier estuaire sauvage d'Europe, l'un des rares au monde encore fréquenté par l'esturgeon, la lamproie, le saumon ou l'alose. Le Verdon-sur-Mer, dans le Médoc, est aussi l'endroit choisi par la société néerlandaise 4Gaz pour son projet de construction d'un terminal méthanier. L'annonce, à la fin de l'hiver 2007, a suscité la colère de riverains et d'associations.

La semaine dernière, la commission particulière du débat public (CPDP), chargée d'organiser la concertation, a rendu ses conclusions. Elle note que «l'acceptabilité sociale du terminal pose question». C'est le moins que l'on puisse dire, tant ce programme industriel a soulevé de passions contre lui, malgré ses soutiens qui mettent en avant les avantages économiques pour la région. Et l'hostilité risque de perdurer : l'avis de la commission n'empêche en rien la société de poursuivre son projet.

Installés dans des ports, les terminaux méthaniers sont destinés à réceptionner et à stocker du gaz naturel liquéfié - car refroidi à moins 160 °C - et transporté par bateaux. Stocké dans d'énormes cuves, le gaz est ensuite réchauffé en fonction de la demande et expédié par gazoduc jusqu'au client final.

Premier motif d'inquiétude, ce projet, classé Seveso 2, vise un terrain implanté à 500 mètres à peine des premières habitations. A un kilomètre du centre de la commune. La pointe du Médoc est un vaste espace de landes et de marais, dont beaucoup sont protégés et classés Natura 2000. Pour les écologistes, une ins

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