Pour Kimberly Danek Pinkson, 38 ans, tout a commencé lors d'un pique-nique à Palo Alto, en Californie, en 2006. «Une femme parlait d'ampoules écologiques. Devant les regards ahuris des invités qui n'avaient jamais entendu parler de ça, je me suis dit qu'il fallait faire quelque chose. Et c'était avant qu'Al Gore ait son Nobel», précise Kimberly. Après un peu de méditation et quelques randonnées en forêt, ça y est ! Le concept était né : EcoMom, ou les mères écolos. Elle invite une vingtaine de mamans de son quartier dans son salon. Et, sur le modèle des réunions Tupperware des années 60 et 70, elle leur présente son plan. Sauf que Kimberly n'a rien à vendre. Sinon des idées. Elle veut surtout convaincre ses voisines que les mères détiennent un vrai pouvoir. «Sur nos enfants, parce que nous donnons l'exemple, mais aussi sur l'évolution des habitudes de consommation. Les mères sont responsables de 85 % des dépenses ménagères», dit-elle, jointe par téléphone.
Alors, fi des boîtes en plastique ou des lessives lavant plus blanc que blanc. Les EcoMom - il y a des femmes sans enfant et aussi des hommes, insiste Kimberly - cogitent sur la façon de rendre leur ménage plus respectueux de l'environnement. Il y a les mesures évidentes. L'utilisation des fameuses ampoules à ioniseur ou l'achat de produits de nettoyage non toxiques. «Nous encourageons aussi les gens à consommer localement, à acheter moins surtout, à limiter les courses en voiture ou à les coordonner entre




