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Chez Dacia, les ouvriers réclament leur part du succès de la Logan

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Social. La filiale roumaine de Renault fait face à une grève illimitée de ses ouvriers.

Publié le 25/03/2008 à 2h50

Les dirigeants de Dacia n'en croient pas leurs yeux. «On s'attendait à des revendications salariales, mais nos employés exigent une hausse de plus de 60 % !, s'exclame un responsable de l'usine de Pitesti (à 100 kilomètres au nord de Bucarest). Aucune usine au monde ne peut augmenter les revenus du jour au lendemain dans une telle proportion.» Et pourtant. Les employés de Dacia ont entamé hier matin une grève générale d'une durée indéterminée pour réclamer 150 euros net supplémentaires ainsi qu'une majoration sensible des primes de Pâques et de Noël. «Plus de 80 % des salariés participent au mouvement», s'est félicité le leader syndicaliste Nicolae Pavelescu. Tous entendent ainsi profiter du succès de la Logan, dont les ventes ont bondi l'an dernier de 18 % pour atteindre plus de 230 000 unités. Mais la Logan n'est pas la seule raison : l'usine de Pitesti se porte très bien et vient d'annoncer qu'elle va fabriquer une nouvelle berline, la Sandero, déjà assemblée et commercialisée au Brésil.

Primes. Pour ses employés, la success story de Renault se conjugue à un autre phénomène : le coût de la vie en Roumanie, qui s'est considérablement rapproché de la moyenne européenne ces dernières années. Certains produits de base, comme le lait ou la viande, coûtent même plus cher qu'en France ou en Allemagne. C'est pour cela que les revendications salariales sont si élevées. «Les exigences sont justifiées, même si elles sont un peu exagérées», es

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