Colin Beavan, 43 ans, ne le nie pas : c'est parce qu'il y avait contrat de livre à la clé qu'il s'est livré à son expérience extrême, au coeur de Manhattan. Pendant un an, de fin 2006 à fin 2007, avec sa femme Michelle, journaliste à Business Week, et sa fille, Isabella, 2 ans, cet auteur de livres d'histoire a limité au maximum son empreinte environnementale. Le projet «NoImpactMan».
Comme il a fallu commencer quelque part, Colin a d'abord décidé de ne plus produire de déchets, à l'exception des détritus organiques, transformés en compost. Fini, les gobelets en plastique, haro sur les emballages en papier ou en carton. C'était dire adieu à la nourriture de supermarché et aux fast-foods. Les Beavan ont donc fait l'essentiel de leurs courses au marché local, confectionné leurs yaourts et cuit leur pain. Oubliés, les couches jetables d'Isabella et le papier toilette, décision qui a valu à Colin un grand nombre de commentaires sur son blog. Il a d'ailleurs choisi ne pas s'étendre sur le sujet laissant ses lecteurs gamberger sur la définition de la «méthode bédouine» et débattre des vertus supposées du bidet.
Bougies. L'étape suivante a consisté à réduire l'utilisation d'appareils électriques. Le téléviseur est parti à la cave, le frigo a été débranché, ainsi que le lave-vaisselle, le rasoir et les appareils électroménagers. L'ordinateur a été alimenté par un panneau solaire, blog oblige. Les repas se prenaient à la lueur de bougies, plus rarement à celle




