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Interview

«L'Union européenne a choisi la voie de la mobilité durable»

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Publié le 05/04/2008 à 2h59

Le Français Jacques Barrot, vice-président de la Commission et commissaire européen aux Transports, explique comment il tente d'injecter du développement durable dans ce secteur.

Les émissions de gaz à effet de serre ne baissent pas dans les transports, au contraire.

Le secteur produit un quart des émissions de l'Union européenne et elles augmentent parce que la mobilité augmente ! Ce n'est pas la peine de se voiler la face, nous prévoyons d'ici à 2020 une augmentation de 34 % pour le transport de passagers et de 27 % pour le fret. Il y a deux solutions : soit le malthusianisme, qui implique de réduire la mobilité, ce qui n'est pas une bonne idée, la mobilité étant un élément majeur de civilisation. Soit rendre cette mobilité durable. C'est la voie que l'Union a choisie.

Comment y arriver ?

Il y a plusieurs instruments disponibles, comme la loi. Ainsi, les derniers modèles de camions émettent 30 à 40 % moins de carbone que ceux qui étaient en circulation il y a vingt ans. De même, en 2012, les voitures neuves ne pourront pas émettre plus de 120 g de CO2 par km, sinon le constructeur sera pénalisé. Il y a aussi la tarification, qui permet de faire payer le pollueur. En juin, je proposerai un cadre qui permettra aux Etats de faire payer aux camions la pollution qu'ils génèrent, et pas seulement l'usage de l'infrastructure routière.

Ne faut-il pas surtout trouver des alternatives à la route, qui représente 83,5 % des émissions de CO2 du secteur des transports ?

Tout à fait. Cela pass

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