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Libération

L'impossible repreneur en Moselle

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Publié le 08/04/2008 à 3h01

En Moselle, l'ancien directeur du site de Gandrange, Alain Grenaut, se disait hier soir «désabusé» de voir capoter l'hypothèse d'un repreneur : «A quoi ça sert de voter pour un président de la République s'il n'est pas capable de tenir ses engagements ?» En visite chez ArcelorMittal le 4 février, Nicolas Sarkozy avait en effet évoqué la piste d'un partenaire extérieur si le groupe refusait d'investir sur place pour y maintenir les emplois. «On essaie de trouver un repreneur, et il en existe, et on investira avec lui pour laisser le site ouvert», avait déclaré le Président.

«Casus belli». Hier, l'affaire a été évacuée en deux phrases dans le communiqué de l'Elysée : «Aucun repreneur n'a fait de proposition ferme de reprise de cet outil. Les perspectives de retour du site à la rentabilité n'ont donc pas été jugées satisfaisantes par les investisseurs industriels.»«On dit toujours qu'il n'y a pas de repreneur, mais personne ne va peaufiner un plan quand on n'arrête pas de nous répéter que Mittal n'est pas vendeur !» s'énerve Alain Stahl, de la mairie d'Amnéville, une commune voisine de Gandrange qui s'est investie ces dernières semaines dans la recherche d'un partenaire pour sauver l'aciérie.

Deux pistes ont été sérieusement étudiées. La première menait au sidérurgiste brésilien Gerdau, qui possède une filiale en Espagne. «Gerdau avait besoin de Gandrange pour se développer en Europe, notamment en Allemagne», explique Alain Grenaut. «M

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