Menu
Libération

Au Havre, la privatisation ne passe pas

Réservé aux abonnés

Publié le 24/04/2008 à 3h13

Hier, les portiques flambants des nouveaux terminaux de Port 2000 sont restés inactifs et les navires en rade. Environ 700 employés portuaires ont défilé dans les rues du Havre, pétards, feux de détresse, pneus brûlés et banderoles «Non à l'intégration» à l'appui. Ici et là, la CGT a déposé des croix symboliques «pour enterrer la réforme portuaire», répondant à l'appel national à la grève de vingt-quatre heures lancé par la Fédération nationale des ports et docks CGT. Au même moment, le projet de réforme était adopté en Conseil des ministres.

«Pur copinage». «On veut pas de la casse du service public», accuse ce conducteur de portique. «Il va y avoir des suppressions d'emplois», dénonce cet agent de maintenance des outillages. «On veut garder nos acquis sociaux», explique cet agent administratif. Un autre : «C'est du pur copinage avec les armateurs.»Le projet de loi vise à «accroître la compétitivité» des ports et «regagner les parts de marché». Cela passe, entre autres mesures, par une nouvelle organisation de la manutention : outillages publics (portiques et grues) et personnels seront transférés auprès d'opérateurs privés. Investissant sur les quais, ces derniers veulent une maîtrise totale des opérations sur leurs propres outillages et l'unicité de commandement, ce qui se passe déjà dans les ports d'Anvers (Belgique) et de Rotterdam (Pays-Bas).

C'est là que le bât blesse : les portiqueurs qui dépendent actuellement du port a

Dans la même rubrique