«La porte de Gandrange n'est pas fermée», déclarait lundi Lakshmi Mittal, dans un entretien accordé aux Echos. Certains s'agitent du coup pour mettre un pied dedans, à commencer par le milliardaire Romain Zaleski, qui a récemment démissionné du conseil d'administration d'ArcelorMittal et qui possède une aciérie en Italie. Mercredi, il s'est entretenu avec Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, au sujet du site menacé de fermeture partielle. L'Elysée admet la tenue de cette conversation mais fait savoir qu'«il n'a jamais été question de présenter un nouveau plan» de reprise de Gandrange. «Monsieur Zaleski a confirmé qu'il était candidat à reprendre ce que Monsieur Mittal entend fermer [l'aciérie électrique et le train à billettes, tandis qu'un laminoir serait conservé, ndlr]», relate pour sa part Alain Grenaut, ancien directeur du site, chargé du volet technique d'une éventuelle reprise. «Tout ce truc avec l'Elysée, c'est pour que les pouvoirs publics disent à Mittal de discuter avec nous», poursuit Alain Stahl, directeur de cabinet du maire divers droite d'Amnéville, Jean Kiffer.
Pour le moment, aucune offre de reprise concrète n'a été établie et aucune discussion n'a eu lieu avec le PDG d'ArcelorMittal. Mais Alain Grenaut peaufine un «business plan». De leur côté, Romain Zaleski et la ville d'Amnéville planchent sur le montage financier de cette hypothétique opération, qui pourrait associer d'autres sidérurgistes. Amnéville et




