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La société informatique Atos secouée par des questions de fonds

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Publié le 22/05/2008 à 3h33

Les fonds qui investissent dans les entreprises cotées sont-ils de méchants actionnaires qui veulent déstabiliser les PDG ou de sympathiques associés avec qui on peut discuter ? Depuis quelques semaines, la question met en émoi le CAC 40. Des groupes aussi importants que Accor ou Saint-Gobain ont reçu la visite à leur capital d'amis assez encombrants, les français Eurazeo et Wendel ou l'américain Colony. Qui réclament ensuite un changement de stratégie. La bataille fait ainsi rage autour du destin d'Atos, une société de service en ingénierie informatique (SSII), qui a connu des difficultés financières, et dont l'assemblée générale se tient aujourd'hui.

«Loyauté». A l'attaque, les fonds Pardus et Centaurus. Représentant 23 % du capital, ils critiquent la stratégie de la direction de l'entreprise, estimant que le plan de redressement mis en oeuvre par Philippe Germond, le président du directoire, n'est pas assez ambitieux. Les fonds réclament une scission de l'entreprise ou un adossement à un grand groupe. Après avoir tenté en vain d'imposer leurs vues, ils se sont lancés un «proxy fight», une bataille pour convaincre les actionnaires du bien fondé de leur position. La direction a riposté. Mais la discussion dépasse la simple stratégie d'Atos.

Elle porte en fait sur la nature réelle de Pardus et Centaurus : sont-ils des fonds honorables ou rapaces ? «La démarche concertée de ces deux fonds vise à une prise de contrôle, de fait et sans prime, de la société», a ainsi

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