La France est-elle assise sur un trésor capable de lui assurer un passage serein à l'ère post-pétrole ? Au moment où les esprits se mobilisent pour remplacer les matières fossiles épuisables, polluantes et en pleine flambée, le massif forestier français, qui représente 30 % du territoire métropolitain et s'étend de jour en jour (+50 % depuis 1950), pourrait se révéler être une manne énergétique naturelle et renouvelable. Certaines entreprises semblent y croire. En tout cas, elles s'y intéressent de près. Nichée dans la région viticole de Champagne-Ardenne, Bar-sur-Aube accueille ainsi une petite centrale d'énergie (7 MW) qui fonctionne exclusivement sur un approvisionnement en bois. L'exploitant, Voltalia, une PME spécialisée dans les renouvelables, produit et vend depuis février son électricité à EDF à travers un contrat d'obligation d'achat à tarif fixe. Le reste de la production fait l'objet d'un échange avec une usine d'ameublement voisine : «L'usine nous prête un terrain et nous fournit 6 000 tonnes de bois par an sous forme de palettes, de panneaux de particules et de chutes de bois massif, explique Cyril Briot, le responsable d'exploitation. En échange, nous leur fournissons 30 000 MWh de chaleur sur l'année. Nous leur avons permis de se débarrasser d'une chaudière à fioul lourd et nous leur avons remplacé deux vieilles chaudières à bois. Les installations n'étaient plus aux normes et les fumées gênaient les habitants.» Voltalia achète par ailleurs 8 000
La forêt, branche porteuse dans les renouvelables
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Publié le 26/06/2008 à 4h02
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