De notre correspondante à New York Dans une cacophonie médiatique, miroir de la panique qui sévit à Wall Street, le président George Bush n'a même pas attendu la fin du speech du président de la Réserve fédérale (Fed), Ben Bernanke, devant le Congrès mardi pour tenir sa conférence de presse, forçant les télévisions à jouer le grand écart. La chaîne financière CNBC coupait son écran pour montrer l'image des deux hommes, avec le son de Bernanke et les sous-titres de Bush. Pendant que le patron de la Fed égrenait le chapelet des difficultés de l'économie américaine, le président assurait que le «système [financier] est essentiellement solide» tout en détournant l'attention sur la nécessité de forer offshore et en Alaska pour alléger la dépendance énergétique des Etats-Unis.
Sauvetage. Pour Bush et Bernanke, il s'agissait de rassurer les marchés boursiers après la déroute des valeurs de plusieurs instituts bancaires la veille, la mise sous tutelle fédérale de la banque IndyMac vendredi et surtout les mesures de sauvetage prises pour prévenir l'effondrement de Freddie Mac et Fannie Mae, les deux géants du refinancement du crédit immobilier, qui garantissent à eux deux près de 50 % des prêts hypothécaires aux Etats-Unis.
Les prévisions ne sont pas réjouissantes. Bernanke a dû reconnaître que les tensions sur les marchés boursiers, la hausse du chômage, celle des prix du pétrole et des denrées alimentaires, conjuguées à la crise de l'immobilier rendront difficile une maîtrise




