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Libération

Sonnette d'alarme sur les sonneries de portables

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Publié le 17/07/2008 à 4h20

De notre correspondante à Bruxelles (UE) Télécharger des sonneries de portable au son du tube à la mode ou des fonds d'écran dernier cri, les ados en raffolent. Mais attention, l'arnaque n'est souvent pas loin. La Commission européenne a mené l'enquête début juin et les résultats, qui doivent être annoncés aujourd'hui, sont sans appel : 80 % des sites contrôlés sont soupçonnés de pratiques contestables qui induisent le consommateur en erreur et peuvent lui coûter cher.

Prix incomplets, abonnements souscrits par mégarde faute d'une information claire, identité du fournisseur introuvable, renseignements importants écrits en tout petits caractères, utilisation fallacieuse du mot «gratuit» pour amener l'internaute à conclure un contrat de longue durée : sur les 558 sites passés au crible, 466 présentent des irrégularités au regard des règles européennes sur la publicité trompeuse et les pratiques déloyales. En France, 20 sites sont épinglés sur les 27 inspectés. Hormis la Slovaquie qui fait un sans-faute, aucun pays n'est épargné.

Les enquêteurs ont également constaté que 50 % des sites ciblaient les enfants et les adolescents. Friands de ces gadgets, ces jeunes consommateurs sont aussi moins vigilants. Pensant télécharger une sonnerie gratuite (il suffit d'entrer son numéro de portable), ils se retrouvent souvent liés par un abonnement. pas du tout gratuit. Une surprise que leurs parents découvrent après coup, en recevant la facture téléphonique du portable de leur progén

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