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Libération

Avis de tempête sur les banques

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Publié le 05/08/2008 à 4h31

C'était il y a huit mois. Pour rassurer les marchés juste après l'annonce de l'affaire Kerviel et de deux milliards d'euros dépréciés par la Société générale en raison de la crise des subprimes, Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, assurait que «le système bancaire français» était «parfaitement sain et parfaitement solide» et que «toutes les provisions qui pourraient être nécessaires dans une banque ou dans l'autre ont été passées ou seront passées dans les jours qui viennent». Alors que la Société générale annonce aujourd'hui ses comptes semestriels, suivie demain par BNP Paribas, tous les analystes estiment que le gouverneur a été trop optimiste. Ils parient sur un bénéfice en baisse de 60 % pour la Société générale (à 720 millions d'euros) et de 30 % pour BNP (à 1,5 milliard). Pas catastrophique, mais les banques françaises sont loin d'en avoir fini avec la crise. Qui de financière devient économique.

Au menu des pertes prévisibles, les dépréciations dues à la faillite des rehausseurs de crédit (ces sociétés qui assuraient les titres de crédit subprimes et sont en déconfiture), celles dues à la possession de titres structurés devenus invendables (lire ci-contre) et les conséquences du ralentissement économique.

Pour se faire une idée de l'ampleur du phénomène, chacun pouvait hier détailler les comptes du géant HSBC, jusque-là épargné car ne possédant pas de crédit subprimes. Le groupe anglo-chinois a annoncé des comptes semestriels en baisse

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