C'est ce qu'on appelle un prix soldé. Pour son augmentation de capital, Natixis propose aux investisseurs d'acheter une action à 2,25 euros, soit 60 % de moins que le cours de mercredi soir (5,84 euros). Un prix qui montre bien la panade dans laquelle se débat la dernière née des banques d'investissement française (Libération du 30 août). A cause de la crise des subprimes, la banque est dans le rouge (un milliard d'euros de pertes au premier semestre 2008) et son modèle de développement remis en cause. La semaine dernière, à l'occasion des résultats, a été annoncé un plan de «recentrage» qui prévoit l'abandon de toutes les activités spéculatives liées à la titrisation de crédit subprimes.
Heureusement pour Natixis, les Caisses d'épargne et les Banques populaires, qui détiennent 70 % du capital de la banque, ont déjà annoncé qu'ils souscriraient à l'opération, à hauteur de leur participation. Mais il reste encore 1,3 milliard d'euros à trouver. Et les actionnaires minoritaires sont réticents. Deux fonds d'investissement ont fait connaître leur opposition à l'opération (Greenlight Capital et Royal Capital Management), et il semble difficile de pouvoir convaincre 1,8 million d'actionnaires individuels de remettre au pot. Entre l'introduction en bourse, en novembre 2006, et aujourd'hui, le cours a perdu 70 %.
Du coup, la direction de Natixis a fait le tour des investisseurs institutionnels pour se vendre. Selon le Monde, Philippe Dupont, président de Natixis,




