Quand plusieurs économistes réfléchissent ensemble à la crise des subprimes et aux moyens d'éviter qu'un tel événement se reproduise, cela donne un travail pas très révolutionnaire mais complet et documenté. Hier, le Conseil d'analyse économique (CAE) présentait un rapport rédigé par Christian de Boissieu, président du CAE, Patrick Artus, Jean-Paul Betbèze et Gunther Capelle-Blancard, intitulé sobrement «La crise des subprimes». Au menu, explications et propositions.
L'explication
Pour le CAE, la finance est génératrice par essence de bulles spéculatives et de leur dégonflement. Celle des subprimes s'explique précisément par la conjonction d'une «situation macroéconomique instable» (notamment la présence d'un «excès de liquidité mondiale», qui a renchéri le prix des actifs financiers), de «dysfonctionnements microéconomiques» (une «forte exigence de rentabilité» des investisseurs, un «relâchement des conditions d'attributions des prêts») et, enfin, de la mise au point de «pratiques financières à risque», fondée sur une logique de titrisation des prêts.
Les effets
La crise s'est traduite immédiatement par un «assèchement de la liquidité» sur le marché interbancaire et celui des produits titrisés, ce qui a conduit les banques à enregistrer des pertes importantes. A moyen terme, la crise devrait augmenter le coût de financement de l'économie et rendre plus difficile l'accès au capital.
Les solutions
Premier axe, réformer les trois prin




