Dans le feuilleton du rachat de British Energy (BE) par EDF, un épisode est attendu aujourd'hui : après une première offre de 15 milliards d'euros jugée insuffisante début août, la direction de l'électricien français - réunie en conseil d'administration - devrait proposer le lancement d'une nouvelle campagne d'acquisition de l'opérateur nucléaire. En jeu : huit centrales, et une entrée en force sur les terres britanniques.
Tousser. Présent hier à Londres, le patron d'EDF, Pierre Gadonneix, a laissé entendre que les discussions entre les deux groupes n'étaient pas encore finalisées. Assurant que son entreprise «n'allait pas faire n'importe quoi à n'importe quel prix». Pourtant, en interne, c'est bien ce qui inquiète. Hier, lors d'une réunion, les six organisations syndicales des services centraux du groupe ont dénoncé en front uni une «méga-opération irrationnelle». Et plus qu'une implantation dans le nucléaire civil outre-Manche, c'est la forme qui fait tousser.
Le prix d'abord. «On parle maintenant de 16 milliards d'euros, ça peut potentiellement plomber le groupe», s'inquiètent les syndicats qui ne comprennent pas pourquoi les enchères continuent de grimper alors qu'EDF est seul en piste pour le rachat. Surtout que BE ne vaudrait pas un chèque aussi faramineux : «Ces centrales sont obsolètes, et, à l'exception d'une, les technologies employées ne sont franchement plus d'actualités.» Selon la direction, cette acquisition permettrait d'avoir des ter




