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Kopernikus, la technologie spatiale au service de la planète

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Publié le 18/09/2008 à 5h04

Envoyé spécial à Lille. Détecter un navire qui pollue la Manche, fournir des images aux troupes européennes au Darfour, surveiller la croissance du blé, faire face à une inondation à Dresde ou à des feux en Grèce, prévoir la hauteur des vagues en mer du Nord. tout cela, c'est copernicien. Que vient faire Nicolas Copernic, l'astronome polonais qui mit le Soleil au centre du système solaire, dans cet inventaire à la Prévert exposé au grand palais de Lille ? C'est la Commission européenne qui en est responsable, en baptisant de son nom - Kopernikus - le programme de surveillance globale pour l'environnement et la sécurité (GMES). Une décision annoncée mardi, lors du Forum GMES 2008 organisé à Lille, dans le cadre de la présidence française de l'Union européenne.

Continuité. Ce baptême va de pair avec une autre décision, d'importance majeure pour l'Union et ses habitants. Réunis à Kourou, en juillet, par la ministre de la Recherche, Valérie Pécresse, les ministres en charge de l'Espace ont avalisé l'idée que l'ensemble des services d'informations obtenues depuis l'espace devait se voir garantir une continuité de long terme par un financement communautaire conséquent. Avec le programme Galileo de localisation par satellite, Kopernikus concrétise donc la décision politique de faire de l'Union et de la commission des acteurs majeurs de la politique spatiale européenne. Effaçant un problème lancinant : comment financer la construction, le lancement et l'exploitation de satellites d'

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