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Dexia, banque «binationalisée»

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Les Etats belge, français et luxembourgeois entrent au capital de l’établissement.

Publié le 01/10/2008 à 7h03, mis à jour le 01/10/2008 à 7h03

A crise soudaine, réponse ultrarapide. Les autorités belges, françaises et luxembourgeoises n’ont mis que quelques heures pour aider Dexia, qui menaçait, après le sauvetage de sa concurrente Fortis, d’être la prochaine banque à faire faillite. Alors que le titre avait dévissé lundi de 28,5 %, les pouvoirs publics ont décidé à peine quelques heures après la fin de la séance boursière d’apporter 6,4 milliards d’euros à la banque. Ils ont aussi demandé à ses deux dirigeants (Pierre Richard, le président, et Axel Miller, l’administrateur délégué) de quitter leur poste. Objectif : rétablir la confiance dans la solidité de l’établissement et ainsi éviter une crise de liquidité.

Dexia illustre à merveille les conséquences de l'effet domino, qui menace de faire s'écrouler toutes les banques, une par une. A priori, l'établissement était tout sauf fragile : son métier de base, c'est le financement des collectivités locales, une activité rentable (le groupe a réalisé 530 millions de bénéfice au premier semestre). Sa seule faiblesse est sa filiale FSA, un rehausseur de crédit américain ayant garanti des produits subprimes, mais pas assez gros pour faire chuter le groupe. Seulement, Dexia a eu le tord de se trouver au mauvais endroit, au mauvais moment. «Il n'y a pas d'éléments objectifs qui susciteraient la méfiance en temps normal, analysait hier Axel Miller. Simplement, une grande banque belge [Fortis, ndlr] a eu des difficultés. Cela a attiré l'attention des inve

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