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Libération

Europe désunie à l’Elysée

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En désaccord, la France et l’Allemagne se retrouvent samedi lors du sommet du «G4».

Publié le 04/10/2008 à 6h51, mis à jour le 04/10/2008 à 6h51

L'Europe, l'Amérique, le monde. Pour «refonder le capitalisme» - son grand dessein annoncé à Toulon la semaine dernière -, Nicolas Sarkozy a arrêté son agenda politique. Première étape ce samedi après-midi à l'Elysée (lire page ci-contre), le Président va tenter de démontrer que l'Union avance unie et est à l'avant-garde pour «changer le système».

Aux vues des crocs-en-jambe et divisions affichés ces derniers jours, c’est loin d’être gagné. Mais Sarkozy est persuadé qu’il y a un vrai coup à jouer pour les Européens s’ils parviennent à afficher un front commun. Le timing et le contexte politique sont favorables : les Etats-Unis sont en pleine campagne électorale et seront durablement affaiblis (économiquement et politiquement) par cette crise dont ils sont à l’origine. Le chef de l’Etat veut donc occuper l’espace et affirmer le poids politique de l’Europe, comme il estime l’avoir fait à travers la crise géorgienne. S’il parvient à persuader ses 26 partenaires européens, lors du sommet de Bruxelles des 15 et 16 octobre, d’arrêter des propositions communes sur la crise financière et la manière de mieux réguler le capitalisme, il se fera fort de les incarner lors du G8 (qu’il a appelé de ses vœux) qui pourrait être consacré, fin novembre, aux désordres de l’économie planétaire. Et, espère-t-il, de forcer la main à la nouvelle administration américaine. Dans l’agenda sarkozyste, la fin de cette séquence est heureuse : le G8 consacré à la crise se transforme en so

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