Y a-t-il une réponse commune possible à la crise financière globale ? Après deux jours de festival de couacs, Nicolas Sarkozy a obtenu à l'arraché, ce samedi à Paris, un mini sommet du G8 dont la réunion a débuté peu après 16h30. Autour de la table : l'Allemande Merkel, le Britannique Brown, l'Italien Berlusconi. Mais aussi les présidents de la Commission européenne, Barroso, de l'Eurogroupe, Juncker, et de la Banque centrale européenne, Trichet. Le chef de l'Etat français veut du concret. Pour rassurer. Mais comme l'idée d'un fonds de sauvetage global a été écartée, il faut donner le change : fixer un cadre, des principes. Un projet de communiqué concocté par Paris a circulé. Les capitales invitées l'ont jugé «incantatoire» et se sont gaussées du «mauvais anglais» de la rédaction. «Restore, ne s'écrit pas "restaure"», souffle un diplomate. Ambiance.
Histoire de se mettre en jambe, le chef de l’Etat a rencontré le patron du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn avant la réunion. Une fois ce G8 à quatre bouclé, le G7 Finance la semaine prochaine puis la réunion des Vingt-Sept dans dix jours et, peut-être, le G8 exceptionnel après l’élection américaine étudieront les bases d’une nouvelle architecture financière mondiale, en trois parties.
1. Jeter les fondations d’un Bretton Woods de la finance
Pour Sarkozy, le «capitalisme financier» est mort. En attendant de l'enterrer, il faut des pistes de régulation. «Tenter, p




