Ce n’est pas la fin des parachutes dorés. Mais on ne devrait plus voir des sociétés cotées en Bourse verser à leurs dirigeants des montants exorbitants pour se débarrasser d’eux en cas d’échec patent.
Hier la présidente du Medef, Laurence Parisot, et Jean-Martin Folz, son homologue de l'Afep (Association française des entreprises privée, qui réunit les dirigeants des 83 principaux groupes français) ont présenté un «code de gouvernement d'entreprise», qui selon les deux organisations patronales devrait sinon supprimer, au moins moraliser les règles permettant l'octroi d'indemnités de départ. Et ce matin en Conseil des ministres, Xavier Bertrand doit faire une communication, proposant d'éventuelles mesures législatives qui rendraient obligatoires certaines recommandations du Medef et de l'Afep.
Il s'agit «d'un travail libre de toutes pressions», a tenu à préciser Laurence Parisot. Vendredi, Nicolas Sarkozy avait posé au patronat un ultimatum. «Nous avons commencé à travailler depuis six mois, le gouvernement vole au secours de la victoire», a rétorqué la présidente du Medef.
Le Medef et l'Afep recommandent d'abord aux dirigeants des grandes entreprises de ne pas cumuler les garanties du statut de salarié avec les revenus d'un mandataire social. «Nous ne sommes pas contre une rémunération élevée», a expliqué Laurence Parisot, «mais il n'est pas acceptable que des dirigeants dont l'entreprise est en situation d'échec ou qui sont eux-mêmes en




