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Strasbourg, version XXL

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Trois universités alsaciennes vont fusionner le 1er janvier 2009 pour devenir le plus gros pôle d’étude et de recherche de France.

Publié le 20/10/2008 à 6h51

Dans son bureau au premier étage de l'Université Louis-Pasteur (ULP, sciences, médecine et économie), Alain Beretz confie d'emblée que ses journées défilent à un «rythme effréné». Le président de la plus grosse des trois universités strasbourgeoises (18 500 étudiants) a du pain sur la planche. «Toutes les semaines, tout le temps», il rencontre les présidents des deux autres universités - Robert-Schuman (URS, droit et sciences politiques) et Marc-Bloch (UMB, sciences humaines, lettres et langues) - installés comme lui sur le campus de l'Esplanade, à un kilomètre à peine du centre-ville. Objectif : finaliser la fusion des trois établissements, prévue au 1er janvier, se mettre en adéquation avec les grandes lignes de la loi LRU (relative aux libertés et responsabilités des universités) et peaufiner les projets qui pourraient bénéficier du Plan campus, pour lequel Strasbourg a été sélectionnée. «On est un peu anxieux, mais confiants», glisse Alain Beretz.

Délais. L'idée de fusion n'est pas nouvelle. «Un travail de fond est fait depuis quatre ans, avec plus de soixante groupes de travail.» La création de l'Université de Strasbourg (UdS), la plus grosse de France avec 43 000 étudiants et 4 000 à 5 000 chercheurs, enseignants et personnels administratifs ou techniques, a été validée par les conseils des trois universités dès février. Un administrateur provisoire a été nommé cet été. Et pourtant, cela n'empêche pas le sentiment d'urgence

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