Blanchi mais averti. Dominique Strauss-Kahn a été maintenu à son poste de directeur général du Fonds monétaire international (FMI) malgré la révélation par le Wall Street Journal de sa relation avec la désormais célèbre Piroska Nagy. Depuis, la responsable du département Afrique de l'institution est partie à la Banque européenne de reconstruction et de développement (Berd). Samedi soir, le cabinet d'avocats Morgan Lewis a remis ses neuf pages de rapport (disponible sur le site du FMI) aux membres du conseil d'administration.
Le cabinet devait répondre, entre autres, à trois questions. Y a-t-il eu abus de pouvoir de la part de DSK ? A-t-il encouragé Piroska Nagy à partir du FMI ? A-t-elle touché des conditions de départ privilégiées ? A ces trois questions, le rapport des enquêteurs a répondu par la négative. Le conseil d'administration du FMI n'en a pas moins reproché à son directeur général une «grave erreur de jugement» mais aucun abus de pouvoir dans la gestion de cette liaison. Le doyen du conseil, l'Egyptien Shakour Shaalan, a précisé que, «si il y a une certaine part de confiance qui a été perdue, le directeur général devrait la recouvrer très bientôt». En France, la décision a été accueillie, à droite et à gauche, comme «une bonne nouvelle», pour reprendre les mots de Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP. «Cette décision donne à DSK les moyens d'agir pour la réforme du système monétaire international», a poursuivi François Holland




