Stupeur hier dans les grands aéroports scandinaves. Ce n'est qu'au moment d'enregistrer leurs bagages que des centaines de passagers ont découvert que leur avion ne décollerait pas. La compagnie islandaise à bas prix, Sterling Airlines, basée au Danemark, a annoncé, hier matin, qu'elle déposait le bilan, victime de la crise. «Au cours des dernières semaines, la direction, le conseil d'administration et les actionnaires de Sterling Airlines se sont battus pour maintenir cette entreprise en vie, explique l'opérateur, sur son site Internet. Malheureusement, cela n'a pas eu l'effet escompté et nous avons donc décidé de nous déclarer en faillite.»
Fusion. Le matin même, pourtant, un encart publicitaire, en première page du quotidien danois Jyllands-Posten, vantait les tarifs avantageux de l'opérateur, sous le slogan : «La crise vous irrite ? Pas nos prix !» Au sol, la colère gronde. D'autant que certains n'ont acheté leur billets que quelques heures avant l'annonce du dépôt de bilan. La compagnie a déjà fait savoir qu'elle ne serait pas en mesure de rembourser les billets achetés en ligne.
Entre 30 000 et 40 000 personnes sont concernées. Les 1 100 employés du groupe ont appris la nouvelle en même temps que les passagers. «On ne peut pas dire pourtant que cette faillite soit une grosse surprise», constate Mats Hyttinge, analyste à la banque Glitnir.
Fondée en 1962 par un prêtre danois, la compagnie avait été partiellement rachetée en 2005 par l’hom




