Comme prévu, la rencontre du G 20, qui a pris fin hier à São Paulo (Brésil), s’en est tenue pour l’essentiel à des déclarations de principe. La réunion de ce forum - qui réunit les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales de dix-neuf pays riches (plus l’Union européenne) et en développement - était surtout destinée à préparer celle qui se tiendra à Washington le 15 novembre au niveau des chefs d’Etats et de gouvernements pour esquisser une réforme de la gouvernance économique mondiale en réponse à la crise financière.
«Cicatrices». A crise globale, réponse globale, souligne le communiqué final. Manière de dire que les pays émergents, qui, cette fois, ne sont pas à l'origine de la crise, mais en subissent aussi les conséquences, veulent prendre part à sa résolution. Et le texte d'appeler à une «réforme ample des institutions de Bretton Woods» , soit le Fonds monétaire international (FMI), et la Banque mondiale, pour y accroître la représentation des économies émergentes. Le communiqué appelle également à accroître si nécessaire les ressources de ces organismes afin de leur permettre de mieux venir en aide aux pays en détresse. Mention spéciale pour le FMI qui devrait «anticiper» et «identifier les vulnérabilités» , et non plus seulement intervenir a posteriori. Une idée proche de celle défendue par l'UE.
Après avoir été longtemps vilipendé, le FMI fait donc un retour remarqué. Retour en grâce ? «Je ne dirais pa




