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Libération

Enjeu bouillant en Ile-de-France

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Le contrat avec la région remis en cause par la gauche et les associations.

Publié le 24/11/2008 à 6h51

Après Paris, la région parisienne va-t-elle arrêter de confier son eau au privé ? Elus de gauche et associations mènent le combat pour un retour au système de régie publique du Syndicat des eaux d’Ile-de-France (Sedif), qui confie à Veolia le soin de distribuer l’eau à 144 communes, soit 4 millions de personnes. C’est le plus gros contrat en France de la multinationale.

Dérapage. En face, la droite emmenée par André Santini. Président du Sedif depuis 1983, le maire d'Issy-les-Moulineaux (secrétaire d'Etat à la Fonction publique) a proposé un maintien du système de délégation au privé. Et il appelle les délégués des 144 communes à voter sur son projet le 11 décembre. La droite est majoritaire. Mais le vote, à bulletin secret, n'est pas acquis. «Le mode de gestion du Sedif par Santini est de plus en plus critiqué», souligne Marc Laimé, consultant auprès des collectivités.

Il y a un an, une première étude de l'UFC-Que Choisir, dénonçant un dérapage des prix du Sedif, avait alerté la gauche. Au printemps, les élus PS avaient présenté un candidat contre Santini, habitué des élections à la mode soviétique. En juin, l'UFC envoie aux élus une nouvelle étude dans laquelle elle évalue à 91 millions d'euros par an le montant de la surfacturation supportée par les usagers, sur un contrat annuel de 300 millions. S'ensuit une polémique musclée. Le Sedif répond que «les chiffres avancés par l'association sont mensongers» car l'UFC «occulte» notamment «plus de 9

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